De 1931 à 1960, le palais change plusieurs fois de noms, mais garde pour fonction de promouvoir la “France d'Outre-mer” ainsi que le rôle de la métropole outre-mer : Musée des colonies et de la France extérieure en 1932 puis Musée de la France d’Outre-mer en 1935. En 1960, il devient le Musée des Arts africains et océaniens (Maao) et enfin le Musée national des Arts d'Afrique et d'Océanie en 1990.

Le 15 novembre 1931, l’Exposition coloniale ferme ses portes et le Palais devient musée des colonies avec une fonction de prestige et de commémoration.
Musée de la France d'Outre mer

Salle d'exposition du musée dans les années 30 © Albert Harlingue / Roger-Viollet

À partir de 1935, le Palais est rebaptisé le Musée de la France d'Outre-mer. Fidèle à ses prérogatives de départ, l’institution perpétue l’esprit de l’Exposition coloniale en alliant expositions esthétiques, pédagogiques et propagandiste vouées à séduire le visiteur et l’inciter à investir dans les produits de l’Empire. Dans la section historique, par exemple, l’histoire coloniale est présentée comme commençant aux Croisades, les étapes de l'expansion française outre-mer semblent se dérouler sans heurts depuis les Croisades jusqu’à la "pacification" du Maroc. Les premières fissures de l'empire colonial ne sont perceptibles à aucun moment.

La partie économique et scientifique présente une somme des résultats de l'agriculture, de l'industrie, de la médecine et de l'enseignement aux colonies, tout en laissant une place aux sciences naturelles, dont l'aquarium reste, avec son succès populaire, l’élément principal. À partir de 1960, et avec les indépendances des colonies françaises, le musée se doit de changer d’orientations. André Malraux, alors ministre des Affaires culturelles, décide d'en faire un musée chargé de promouvoir les arts et les cultures africaines et océaniennes. Il devient ainsi le Musée des arts africains et océaniens. Il révèle au grand public les créations de peuples longtemps présumés sans art. Mais, dès sa restructuration, le musée souffre d'une relative pauvreté de moyens qui restreint ses collections à l'Afrique et à l'Océanie, en délaissant les arts amérindiens et malgaches.

Le Hall d’honneur du Palais en 1935 © Albert Harlingue / Roger-Viollet

Le Hall d’honneur du Palais en 1935 © Albert Harlingue / Roger-Viollet

En 1990, il devient le douzième département des musées de France comme Musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie. Sa mission est alors la conservation des témoignages de l’histoire coloniale et la diffusion des arts non occidentaux. L’aquarium est toujours présent.

En 2003, le musée ferme ses portes et ses collections quittent les lieux pour rejoindre celles du musée du quai Branly, inauguré en juin 2006 par Jacques Chirac. Seul l’aquarium reste alors ouvert au public.

En juillet 2004, le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin décide que le Palais de la Porte Dorée sera affecté à la future Cité nationale de l’histoire de l’immigration. Une nouvelle campagne de travaux est lancée en 2005 et aboutira à l’ouverture de la nouvelle Cité à partir de 2007.