Négar Djavadi pour Désorientale (Liana Levi)

Le prix récompense chaque année une œuvre de fiction écrite en français ayant pour thème l’exil, l’immigration, les identités plurielles ou l’altérité liée aux réalités migratoires.

La lauréate

Prix littérature Négar Djavadi pour Désorientale (Liana Levi) (1)

Négar Djavadi

 

Négar Djavadi naît en Iran en 1969 dans une famille d’intellectuels, opposants aux régimes du Shah puis de Khomeiny. Elle arrive en France à l’âge de onze ans, après avoir traversé les montagnes du Kurdistan à cheval avec sa mère et sa sœur. Diplômée de l’INSAS, une école de cinéma bruxelloise, elle travaille quelques années derrière la caméra. Elle est aujourd’hui scénariste, aussi bien de documentaires que de séries et vit à Paris. Désorientale est son premier roman.

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Le livre

Négar Djavadi pour Désorientale (Liana Levi) (2)

Kimiâ suit un protocole d’insémination artificielle pour avoir un enfant avec son amie Anna. La nuit, elle mixe du rock alternatif. Deux aspects de sa "désorientalisation" s’entremêlent avec les souvenirs de son pays natal, l’Iran. Au fil des flash-back et des souvenirs, le lecteur découvre la saga familiale des Sadr et toute une jeunesse déracinée et marquée par l’histoire politique de l’Iran. Kimiâ convoque trois générations et s’adresse au lecteur, comme un témoin de l’évolution des événements et des personnages, pour parler de ses grands parents, de ses parents, Darius et Sara, éternels opposants au régime en place ; celui du Shah jusqu'en 1979, puis celui de Khomeiny. 

Dans Désorientale, on croise également les oncles de Kimiâ, numérotés de 1 à 6 pour tenir l’attention du lecteur jusqu’au bout, mais aussi et, entre autres, Siouxie, Woody Allen, Michel Foucault et des punks bruxellois. Ce roman nous emmène en voyage à travers l’Arménie, l’Iran, Berlin, Bruxelles, Istanbul, Paris et même Deir-Ezzor en Syrie.