Théâtre

Les petites épouses des blancs / Histoires de mariages noirs

Marisa Gnondaho dit Simon et Stéphane Olry
Jeudi 17 et vendredi 18 novembre 2022 à 20h

Ce spectacle de théâtre documentaire nous fait suivre une passionnante enquête qui questionne la colonisation d’hier à aujourd’hui en partant de l’histoire d’enfants métis.

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Les petites épouses des blancs
© La Revue Éclair

Il y a deux ans, Marisa Gnondaho dit Simon et Stéphane Olry ont commencé à mener l’enquête, chacun dans leur famille, l’un du côté africain, l’autre du côté français, pour retracer l’histoire des « mariages noirs » qui unissaient les colons à des femmes africaines pendant la période coloniale. Ces relations inégales, subies, parfois forcées, et toujours douloureuses, ont donné naissance à des enfants métis dont le destin fut longtemps couvert de silence. C’est ce que raconte le spectacle documentaire Les petites épouses des blancs / Histoires de mariages noirs.

L’enquête familiale s’étant progressivement élargie, la création intègre des témoignages éclairants : un psycho-généticien, un griot, une chocolatière, un notaire, un tirailleur sénégalais… Comme dans toutes les créations de la compagnie La Revue Éclair, la réalité s'entremêle à la fiction, pour tisser des liens entre passé et présent, ici à la recherche de ces femmes que les coloniaux appelaient les « petites épouses des blancs ».

Marisa Gnondaho dit Simon

Marisa Gnondaho dit Simon possède un passeport français et un passeport malien. Sa famille se retrouve au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, et aussi en France, un peu partout.

Elle a pris des cours de théâtre et de chant dans différentes écoles et conservatoires, puis a travaillé comme comédienne au sein de compagnies théâtrales de l’Essonne, jouant aussi bien Rosine dans le Barbier de Séville que différents rôles dans des créations collectives répétées et présentées au CAES et autres lieux alternatifs. En 1994, elle se prend d’amour pour le spectacle de rue, découvre les percussions brésiliennes, rencontre trois autres femmes percussionnistes qui, elles aussi, chantent. Ensemble, elles écrivent le premier spectacle du Quartet Buccal, sorte de tour de chant a capella de clowns féminins, qui tournera beaucoup. Depuis, Marisa est co-directrice artistique de la compagnie Quartet buccal, qui entame aujourd’hui la tournée de son dixième spectacle, le Ciném’a capella. Elle part le plus souvent possible à la découverte d’autres expressions artistiques (percussions corporelles, musiques traditionnelles, danse afro-brésilienne…). Ces rencontres sont autant de voyages la rapprochant de ses origines sub-sahariennes. En 2019, elle écrit avec Stéphane Olry Les petites épouses des blancs / histoires de mariages noirs. Deux ans plus tard, toujours avec La Revue Éclair, elle créé Mon aïeule de Ouidah, journal d’un voyage au Bénin sur les traces de son arrière-grand-mère Bodjo Heidjeissi, déjà évoquée dans Les petites épouses.

Stéphane Olry

Stéphane Olry est français. Il a renoncé à expliquer ses origines où se croisent une grande variété de destins et de continents. Dans les années 90, désireux de regarder le monde au dehors, il acquière un caméscope et réalise des vidéos de création. En 1995, il tourne avec Corine Miret des cartes postales vidéo au Proche-Orient. En 1992, il travaille pour la première fois comme comédien aux côtés de Jean-Marie Patte dans L'enfant bâtard de Bruno Bayen au Théâtre de l'Odéon.

Co-directeur avec Corine Miret de la compagnie La Revue Éclair, il élabore avec elle des spectacles basés sur des enquêtes, des témoignages ou des expériences de vie. Depuis leur conférence sur une collection de cartes postales trouvées (Nous avons fait un bon voyage, mais), ils ont créé une vingtaine de spectacles joués partout en France et à l'étranger. Treize semaines de vertu, journal de Stéphane Olry portant sur son exercice de treize semaines pour devenir vertueux, a été publié aux Éditions de l'Amandier, de même que Hic sunt leones, conte imaginé à partir d'une résidence dans un hôpital pour enfants polyhandicapés. En 2016, les Éditions de l'Œil ont publié trois de ses ouvrages : Créer, c'est collaborer, La lecture ce vice impuni et Tu oublieras aussi Henriette.

Crédits

  • De et par Marisa Gnondaho dit Simon et Stéphane Olry
  • Regard extérieur : Corine Miret
  • Oreille intéressée, dernier maillon de la rencontre, auteur de La métaphore de la pourriture : Charles Di
  • Scénographie et costumes : Bertrand Renard
  • Assisté de Marine Rieunier
  • Conseil lumière : Luc Jenny
  • Régie de tournée : Caroline Sart
  • Diffusion : Nacéra Lahbib
  • Administration de production : Aurore Parnalland