Vous êtes ici

Portrait

Nouvelle direction à l'Aquarium

Après une carrière londonienne, Charles-Édouard Fusari prend en avril la direction de l’Aquarium tropical.

Charles-Édouard Fusari

 

Du zoo de Londres à l'Aquarium tropical

Charles-Édouard Fusari

C’est un plongeur en smoking qui offre un plateau de choux de Bruxelles à des tortues marines. Chercher Charles-Édouard Fusari sur internet, c’est voir remonter ces images de l’aquarium Sea Life de Londres, où il travaillait alors comme soigneur. Son premier poste outre-Manche, en 2011, avant une rapide montée en grade dans un autre établissement, le zoo de la capitale anglaise.
Passionné initialement par la reconstitution minutieuse des environnements aquatiques, ce diplômé en biologie marine et en aquariologie a découvert à Londres la prééminence des enjeux de conservation des espèces. "Les aquariums, les zoos sont devenus hélas des refuges pour des espèces en danger d’extinction. Les aquariums publics ont la légitimité et les compétences pour cela".

Début mars, avec femme et bébé, il a quitté l’Angleterre, son groupe de musique metal et son poste de responsable de la collection de poissons au Zoo de Londres pour prendre la direction de l’Aquarium tropical. Il y succède à Dominique Duché, parti en retraite. Le nouveau directeur connaît bien l’établissement. Tout juste diplômé, il y a travaillé quelques mois comme soigneur, en 2007, "suffisamment pour connaître la qualité des collections et les compétences des aquariologistes".

Renforcer les missions de conservation

sahyadria denisoni

Barbus crayon (Sahyadria denisonii)

Charles-Édouard Fusari souhaite renforcer la sensibilisation du public et les actions de conservation des espèces initiées par son prédécesseur. En développant notamment la constitution des "populations de secours", l’élevage d’espèces en danger pour une future réintroduction en milieu naturel. "Cela nécessite de renforcer les partenariats européens et internationaux. Pour répondre aux grands enjeux environnementaux, il faut se coordonner", poursuit le nouveau directeur. Il rappelle l’extrême fragilité des milieux d’eau douce, menacés par les besoins de l’agriculture, la déforestation et la pollution. "Nous sommes très dépendants de ces écosystèmes. Les lacs et rivières ne représentent qu’1% de la surface terrestre mais elles abritent 12% des espèces animales et végétales".

Inspiré par son expérience anglaise, le nouveau directeur souhaite aussi associer l’Aquarium à des missions de terrain. Dans ses bagages, ce fan de plongée, de randonnées en haute montagne et d’apnée ramène notamment le projet Fish Net Madagascar, initié à Londres. Tous les ans, il se rend dans le nord-est de l’Île Rouge pour participer à la restauration d’une rivière dégradée. "Certaines espèces menacées qui y vivaient sont élevées au zoo de Londres. Le moment venu, les connaissances des aquariologistes seront précieuses pour la réintroduction dans le milieu naturel".

Corail chou-fleur

Corail chou-fleur

L’autre mission de conservation vouée à se développer, c’est celle des coraux. Avec le réchauffement climatique, la mort d’une grande majorité des récifs est presque inéluctable selon le dernier rapport du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat). Les aquariums doivent accélérer leur coordination pour la reproduction, l’identification des espèces les plus résistantes, mais aussi, conclut Charles-Édouard Fusari, "pour garder quelques spécimen et ainsi constituer une arche de Noé de tous les coraux".

Le Palais a 90 ans !

Palais de la Porte Dorée. Photo : Pascal Lemaître

Trois questions à Pap Ndiaye

Le retour de Laury et Dundy

retour-laury-et-dundy.jpeg

Les alligators albinos reviennent à l'Aquarium !

Visio-visite au Musée

cqscqr-017.jpeg

Visio-visite de l'exposition Ce qui s'oublie et ce qui reste.

Le Palais en couleurs avec Annick Kamgang (Kam)

Annick Kamgang

Le Palais revu par la dessinatrice de presse et bédéiste Annick Kamgang

Back to top