Cinéma

Furcy, né libre

Cycle Mémoires de l’esclavage #3
Mercredi 27 mai 2026 à 19h

Dans le cadre du Temps des mémoires, le Palais invite le chanteur, écrivain et réalisateur Abd Al Malik pour une soirée exceptionnelle autour de son dernier film Furcy, né libre. La projection sera suivie d'une rencontre avec Abd Al Malik.

Affiche Mercredis de la Porte Dorée, projection du film "Furcy né libre"

Le film d'Abd Al Malik Furcy, né libre est adapté du livre L’Affaire de l’esclave Furcy de Mohammed Aïssaoui (Gallimard, 2010), une plongée âpre et bouleversante dans le système esclavagiste au sein des possessions françaises dans l’Océan Indien, aux côtés de ceux qui ont lutté pour son abolition.

Affiche du film Furcy né libre

L’histoire se situe sur l’Île de la Réunion en 1817. À la mort de sa mère, l'esclave Furcy découvre des documents qui pourraient faire de lui un homme libre. Avec l’aide d’un procureur abolitionniste, il se lance dans une bataille judiciaire pour la reconnaissance de ses droits. 

Le film livre un témoignage rare et bouleversant de la violence du système esclavagiste dans les possessions françaises, des rapports de pouvoir à l’œuvre dans les colonies, sans oublier le courage et la détermination de ceux qui ont lutté pour l’abolition de l’esclavage.

Une œuvre essentielle pour aborder la question cruciale de la réparation de ce crime contre l’humanité.

Abd Al Malik

Abd Al Malik

Abd Al Malik

© Fabien Coste

Abd Al Malik est un rappeur, poète, romancier, essayiste, scénariste, metteur en scène et réalisateur français d'origine congolaise. Né à Paris le 14 mars 1975, il grandit dans une cité HLM à Strasbourg (Neuhof). 

Aujourd'hui l'un des artistes français les plus singuliers, il est le seul artiste hip-hop à avoir obtenu d'affilée quatre Victoires de la Musique pour chacun de ses albums solo.

En 2010, il adapte pour le cinéma son best-seller Qu'Allah bénisse la France ! qui obtient deux nominations aux César de 2015.
Son deuxième album solo, Gibraltar (2006), traite avec force de l'immigration et de la problématique migratoire. Dès sa sortie, il devient une référence dans le hip hop, le jazz et la chanson française. En 2018, Abd Al Malik est nommé par le directeur du Théâtre de la Ville Emmanuel Demarcy-Mota, Artiste-Ambassadeur et se voit confier une partie de programmation.
Au printemps 2019, à l'occasion de l'exposition Le modèle noir de Géricault à Matisse au Musée d'Orsay, Abd Al Malik propose un spectacle inédit conçu avec le chorégraphe burkinabè Salia Sanou.
Il a mis en scène Les Justes d'Albert Camus sous forme de tragédie musicale, lors de la saison de réouverture du Théâtre du Châtelet à Paris la même année.
En février 2021, il crée la mini-série Cités, multi-récompensée, qui ambitionne de montrer la connexion entre la jeunesse et le patrimoine culturel français. En avril 2023, il réalise, pour la plateforme France.tv, la série 9.3 BB, sélectionnée au Festival de La Rochelle.

Le Palais s’inscrit dans le Temps des Mémoires, moment de commémoration national durant lequel institutions, collectivités et territoires se souviennent de l’esclavage colonial, célèbrent les combats pour son abolition et honorent ses victimes.
Impulsé par la Fondation pour la mémoire de l'esclavage (FME), le Temps des Mémoires est marqué cette année par le 25e anniversaire du vote de la loi dite « Taubira » du 21 mai 2001, reconnaissant l’esclavage et la traite comme crime contre l’humanité (en savoir plus sur la loi).

Deux autres rendez-vous mettent à l’honneur ces mémoires : Des musiques en héritage, le 29 avril 2026, et Peut-on réparer ?, le 13 mai 2026.

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