Rencontre littéraire

Élégie des Appalaches - bell hooks

Samedi 21 mars 2026 à 18h

Réunies sur scène pour une performance exceptionnelle mêlant musique, dessins live et lecture, Mélissa Laveaux, Maya Mihindou et Sika Fakambi font vivre sur scène la poésie de l’autrice et militante féministe africaine-américaine bell hooks. 

Visuel de la rencontre littéraure "Élégie des Appalaches - bell hooks"

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Mélissa Laveaux © Adeline Rapon / Sika Fakambi © Jonathan Pierredon / Maya Mihindou © Dwam Ipomée

On croyait tout connaître de bell hooks, universitaire et militante, théoricienne du black feminism, autrice d'essais majeurs incontournable sur la notion d'intersectionnalité et le combat des femmes. Grâce au travail des éditions Les Prouesses et de la traductrice Sika Fakambi, nous découvrons pour la première fois ses poèmes. 

Couverture du recueil de poèmes "Élégie des Appalaches" de bell books

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Couverture du recueil de poèmes « Élégie des Appalaches » de bell books

Credit

© Éditions Les Prouesses

Élégie des Appalaches raconte son Amérique à elle, intime et méconnue, proche de ces montagnes qui vont du Canada à l'Alabama, rarement associées à l'expérience noire. Le recueil, illustré par Maya Mihindou, débute avec la postface de Mélissa Laveaux, qui fait le lien entre les États-Unis et Haïti, le rapport à la terre, aux ancêtres, aux grand-mères.

Réunies sur scène, ces artistes et femmes de lettres donnent naissance à une version bilingue des poèmes de bell hooks et le magnifient dans une performance mêlant musique, dessins live et lecture. Un spectacle inédit pour la journée mondiale de la poésie !

Mélissa Laveaux

Mélissa Laveaux est une autrice, compositrice et interprète canadienne d’origine haïtienne au rayonnement international. Guitariste autodidacte, elle écrit des chansons explorant des thèmes liés au féminisme noir, à l’identité queer et aux histoires collectives oubliées. Après trois albums studio, elle fonde en 2018 son propre label, Twanèt. En 2022, elle sort son quatrième album, Mama Forgot her Name was Miracle, qu’elle produit et édite intégralement. 

Elle a également créé la comédie musicale afro-futuriste Et Parfois la Fleur est un Couteau. Lauréate du Prix Lagardère (2008) et du Prix SACEM des Musiques du Monde (2022), elle a été nommée Chevalière des Arts et Lettres en 2024. Militante pour les droits des personnes handicapées et l’accessibilité, Mélissa Laveaux utilise ses concerts comme espace de transmission et d’éducation, mêlant anglais, créole haïtien et français. 

Sika Fakambi

Sika Fakambi est une traductrice littéraire franco‑béninoise reconnue pour ses traductions d’œuvres de poésie, de fiction, de théâtre, de bande dessinée et de littérature jeunesse de l’anglais vers le français. Elle a grandi au Bénin et a vécu dans plusieurs pays avant de s’établir en France, où elle travaille aujourd’hui.

 Elle a traduit des auteurs majeurs tels que Zadie Smith, Warsan Shire, Maya Angelou, Kamau Brathwaite ou Igoni Barrett. Sa traduction du roman Notre quelque part de Nii Ayikwei Parkes, publiée aux éditions Zulma, lui a valu le prix Baudelaire et le prix Laure Bataillon. En 2017, elle a créé la collection multilingue corp/us aux éditions Isabelle Sauvage, dédiée à la poésie panafricaine et à la pratique de la traduction. Elle participe également à des lectures de ses traductions, souvent en contexte musical ou performatif.

Maya Mihindou

Maya Mihindou est une artiste franco-gabonaise, autrice, illustratrice et photographe, oscillant entre les milieux de l’édition et de l’art contemporain. Elle travaille pour de nombreuses revues (Ballast, Panthère Première) et maisons d’édition (Cambourakis, La Découverte, Les Prouesses) pour réaliser des couvertures ou des illustrations de livres. 

Dans ses dessins, les corps se mêlent volontiers à des formes végétales ou animales, se fragmentent ou se mettent en abyme. Elle recherche les vides de l’Histoire sur la question des identités et des genres en contexte colonial et post-colonial, et raconte les luttes sociales contemporaines. En 2021, Maya Mihindou a été invitée à travailler sur la réalisatrice Sarah Maldoror pour l’exposition qui lui a été consacrée au Palais de Tokyo.