Sculpteur reconnu pour ses décors monumentaux dans l’entre-deux-guerres, Alfred Auguste Janniot est l’auteur du bas-relief qui orne la totalité de la façade du palais de la Porte Dorée sur plus de 1 130 m², véritable prouesse technique réalisée en moins de deux ans.
Le Palais de la Porte Dorée a été construit de 1929 à 1931 selon les plans et le projet conçu par l’architecte Albert Laprade (1883-1978), qui en a fait un monument emblématique de l’architecture Art déco, véritable œuvre d’art totale, où les éléments décoratifs (mobilier et décors) ont autant d’importance que les éléments architecturaux.
La fresque qui décore le salon Asie du Palais de la Porte Dorée, situé à l’angle sud-est du hall d’honneur, a été réalisée en 1931 par les peintres André et Ivanna Lemaître, avec pour thème les apports culturels de l'Asie.
Inaugurée le 6 mai 1931, l’Exposition coloniale se proposait de promouvoir l’empire français, surnommé « la plus grande France » , et, par extension, l’ensemble des empires coloniaux européens.
Le 17 mars 1920, une loi décide de l'organisation d'une exposition interalliée à Paris en 1925 avec la création d'un musée permanent des colonies. Gabriel Angoulvant, gouverneur général des colonies, est nommé commissaire général de l’exposition, dont l’objectif principal est de légitimer la colonisation aux yeux des Français, sceptiques de l’action coloniale qu’ils connaissaient mal et qu’ils jugeaient couteuse et inutile. Aucune précision n'est fournie sur la nature exacte et le contenu du musée, qui devait avoir une fonction immédiatement pédagogique et se lire comme une des pages du « grand livre des Colonies » et symboliser le vaste empire colonial, selon les mots de Marcel Olivier, auteur du rapport général de l’exposition internationale coloniale. En 1926, Léon Jaussely est désigné architecte en chef de l’Exposition et chargé de la construction du Musée. Il avait fallu sept ans pour consacrer le principe d’une exposition coloniale à Paris ; il allait falloir onze ans de plus pour que l’Exposition coloniale internationale voit le jour. Un des premiers problèmes qui se posa pour la réalisation de l'exposition, fut celui de son emplacement. Après avoir évolué du Bois de Boulogne au champ de Mars et à Vincennes, le choix se porte définitivement sur le bois de Vincennes en 1926. Par cette décision, les organisateurs ont voulu créer à l'Est de Paris l'amorce visible d'un nouvel urbanisme grâce à l’achèvement de la ligne n°8 du métro.
Pour faire pendant au parc zoologique de l’Exposition coloniale de 1931 qui préfigurera le futur Zoo de Vincennes, le commissariat de la section de synthèse du musée permanent des Colonies valide la construction d’un Aquarium définitif au sein du Palais de la Porte Dorée le 9 octobre 1929. L’objectif était de présenter au public la faune marine et fluviale des colonies exploitable et immédiatement à leur suite tous les produits et sous-produits de leur exploitation, pour pallier progressivement l’appauvrissement des fonds de pêche métropolitains.
En 2021, l'Aquarium tropical a rejoint le projet Fish Net qui se donne pour mission de restaurer l'écosystème fragilisé de la rivière Amboaboa à Madagascar. Cinq espèces de poissons y sont en menace critique d’extinction.
Découpé en trois parties, qui peuvent être regardées indépendamment ou à la suite, cet entretien avec Emmanuel Blanchard (historien) et Mogniss H. Abdallah (journaliste et réalisateur) tente de faire un état des connaissances vu de France sur cet événement.