La recherche
Les phénomènes migratoires ont longtemps été pensés, en France, dans le cadre national, en raison du rôle de l’État dans la construction de « l’étranger » et la mise en œuvre de politiques publiques. La place des pays d’origine et le jeu des échelles locales sont ensuite venus nuancer cette histoire « nationale » de l’immigration et ont mis en valeur des temporalités, des visibilités, des rythmes différents selon les espaces. Aujourd’hui, pour affiner l’analyse, il paraît important de replacer l’immigration dans des ensembles plus larges, des circulations plus complexes, et de la confronter à d’autres formes de migration : réseaux transnationaux, diasporas, retours et transits, espaces transfrontaliers, déplacements intérieurs.