Pour son deuxième rendez-vous, la carte blanche de Rachida Brakni se poursuit avec Mémoires d’immigrés, l’héritage maghrébin. Les Mères, de Yamina Benguigui. Un documentaire qui fait entendre la parole de femmes et explore la mémoire intime de l’immigration maghrébine en France.
© Mémoires d’immigrés. Partie 2 « Nos Mères »/ Philippe Dupuis-Mendel
« Les Mères » est le deuxième volet d’une trilogie documentaire de Yamina Benguigui, qui débute avec « Les Pères » et se clôt avec « Les Enfants ». La réalisatrice donne pour la première fois la parole à ceux qui sont venus reconstruire la France quand le pays manquait de main d’œuvre. Son ambition est de redonner sa dignité aux immigrés maghrébins dont on a oublié le passé et les conditions d’accueil à leur arrivée en France.
Un film produit par Philippe Dupuis-Mendel.
Yamina Benguigui
Legende
Yamina Benguigui
Yamina Benguigui, française d’origine algérienne, est une auteure et une réalisatrice engagée. Yamina sera la première réalisatrice française issue de l’immigration maghrébine à traiter des sujets sur la composante française issue de l’immigration. Toute son œuvre contribue à rendre visible la composante française issue de l’immigration. Elle leur donne un visage, elle libère leur parole : pour elle, le témoignage est une histoire, le témoignage fait l’Histoire.
Qu’il s’agisse de la mémoire des immigrés, des droits des femmes, des discriminations à l’embauche, des territoires oubliés de la République ou d’écologie, son travail met en lumière ce qui était dans l’ombre. Son cinéma, que ce soit par le biais du documentaire ou de la fiction, contribue à rendre visible et à restaurer les identités tronquées.
Femmes d’Islam, Mémoires d’immigrés, Mohamed, Chaïb…engagés pour la France, Le jardin parfumé, Le Plafond de verre, 9-3 Mémoire d’un Territoire, Inch’Allah Dimanche, Aicha… chacun de ses films nous interpelle et ouvre une brèche sur les places publiques : les paroles se libèrent et les débats commencent rapprochant ainsi, grâce au cinéma et aux images, celles et ceux qui semblaient séparés à jamais.
À découvrir également
La carte blanche de Rachida Brakni se poursuit avec trois autres rendez-vous :
Dimanche 8 novembre - L’Enfant endormi
Dimanche 22 novembre - La Zerda ou les chants de l’oubli, suivi de Le Roman algérien (et l’histoire se répète)
Dimanche 29 novembre - Machtat