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Que représente l'immigration économique aujourd'hui en France ?

La France compte plusieurs types de titres de séjour dont la durée varie de 1 an à une validité permanente : Visas de long séjour valant titre de séjour (VLS-TS, 1an) ; Carte de séjour temporaire (CST, 1an) ; Carte de séjour pluriannuelle (CSP, 2 ans et 4a ns) ; Carte compétence et talent (CCT, 3ans) ; Retraite (10 ans) ; Certificat de résidence pour Algérien (CRA, 10ans) ; Carte de résident (CR, 10 ans ou permanente) ; Communauté économique européenne (CEE,10 ans) ; Espace économique européen (EEE, permanente) ; Union européenne (UE, 5 ans ou permanente). A cela il convient d’ajouter les documents provisoires : récépissé de carte de séjour ; convocation ; Autorisation provisoire de séjour (APS) ou Attestation de demande d’asile (ADA). Les trois principaux motifs d'immigration sont le motif familial, l'asile politique et le motif du travail. En 2019, sur les 277 406 titres de séjours accordés,  90 502 ont été attribués au titre de l’immigration familiale ; 39 131 au titre de l’immigration économique ; 37 851 pour des raisons humanitaires. A noter que 90 336 titres de séjours ont été accordés à des étudiants. En 2020, la primo délivrance de titres de séjours a connu une baisse moyenne de 20,9% en raison de la crise sanitaire. La baisse la plus importante a concerné les titres de séjour pour motif économique : -32,1%. Ce qui tendrait à confirmer le lien entre immigration et opportunités de travail - toutes choses égales par ailleurs, et notamment les règles de déplacement et de voyage. Une partie des immigrés entrés pour des raisons familiales travailleront en France, mais ils ne seront pas comptabilisés comme immigrants économiques. Les demandeurs d'asile ne sont pas autorisés à exercer un emploi salarié, pour ce faire ils devront bénéficier du statut de réfugié.

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Qu'est-ce que la migration saisonnière ?

Dès le milieu du XIX e  siècle, l’agriculture française à recours à une main d’œuvre immigrée saisonnière : d’abord originaire des pays voisins (Belgique, Allemagne, Suisse, Italie, Espagne…), elle s’est diversifiée et arrive de pays plus lointains (Pologne, Maroc…). Les saisonniers bénéficient d'un contrat de travail d’une durée inférieure à six mois. La loi du 20 novembre 2007 introduit une carte triennale « saisonnier ». Mais, l’autorisation de travail n’est toutefois renouvelée que si le travailleur saisonnier peut apporter la preuve de son retour dans son pays d’origine.

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Les travailleurs immigrés sont-ils qualifiés ?

Longtemps, les travailleurs immigrés ont été des ouvriers peu qualifiés venus travailler en France pour répondre aux pénuries de main-d’œuvre. La croissance des emplois tertiaires a entraîné de manière générale une diminution des emplois d’ouvriers et une progression des emplois d’employés et d’encadrement dans l’économie française.

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Quelles sont les victimes des discriminations fondées sur l’origine dans l’emploi ?

Longtemps confondues avec le racisme, les discriminations fondées sur l’origine, réelle ou supposée, produisent des attitudes et des discours qui ne sont pas forcément intentionnels mais relèvent aussi de processus diffus qui engagent indirectement un réseau d’acteurs. Elles constituent une entrave majeure à la liberté individuelle et à l’égalité de traitement. L’emploi est le premier domaine en France où les discriminations se manifestent (secteur privé et services publics) et l’origine est le premier critère : mise à l’écart systématique de CV, refus de candidature à l’embauche, attribution systématique de tâches ou de postes en fonction de l’origine, déqualification des personnes employées, inégalité salariale et dans l’accès à la formation ou à la promotion, etc.

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Que signifie l’expression "fuite des cerveaux" ?

La fuite ou "l’exode des cerveaux" désigne la migration vers les pays développés des travailleurs qualifiés ou très qualifiés du Sud : ingénieurs, techniciens, informaticiens, spécialistes de la finance, médecins et professionnels de santé, étudiants… Pour les uns, favoriser la venue de cette élite intellectuelle et professionnelle serait favorable pour les sociétés d’accueil et pour les sociétés d’origine ; pour les autres, il s’agirait d’un "pillage" des cerveaux : " après les vagues d’émigration de la tripe et du muscle, voici venue celle des neurones. Le pillage a simplement changé de forme et de méthode, mais il continue " écrit l’écrivain Saïd Mohamed.  

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L’immigration peut-elle ralentir le vieillissement de la population ?

Au 1 er  janvier 2070, la France devrait compter 68,1 millions d’habitants, soit 700 000 de plus qu’en 2021. Il s’agit là du scénario dit « central » établi par l’Insee. Les risques de décès par sexe et âge diminueraient au même rythme que sur la décennie 2010, la fécondité se stabiliserait à 1,8 enfant par femme et le solde migratoire serait de 70 000 habitants en plus par an (+ 65 000 entre 1970 et 1995, identique depuis). À partir de 2035, le solde naturel deviendrait négatif, autrement dit les décès seraient plus nombreux que les naissances. Dans un premier temps, le solde migratoire compensant ce déficit naturel, la population continuerait d’augmenter pour culminer à 69,3 millions d’habitants. Tout changerait à partir de 2044 : la population diminuerait de 45 000 personnes en moyenne par an (– 0,1 % par an), pour atteindre 68,1 millions d’habitants en 2070.

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Combien la France compte d’immigrés et d’étrangers ?

En 2020, la population totale vivant en France s’élève à 67,3 millions d’habitants. La France compte 5,1millions d’étrangers soit 7,6% de la population ; elle se compose de 4,3 millions d’immigrés n’ayant pas acquis la nationalité française et de 0,8 million de personnes nées en France et n’ayant pas acquis la nationalité française.

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Dans quels pays les immigrés sont-ils les plus nombreux ?

Selon les Nations unies, les États-Unis accueillent le plus grand nombre d’immigrés dans le monde, ils étaient 48 millions en 2015  soit 15% de sa population totale. Le Canada compte 7,6 millions d’immigrés soit 21% de sa population. Rapporté le nombre d’immigrés à l’effectif de la population laisse apparaitre de grandes disparités mondiales entre les pays peu peuplés mais riches (les pays du Golfe), les petits pays attractifs sur le plan fiscal (Macao, Monaco, Singapour), les pays dits « neufs » doté de larges espaces et faiblement peuplés (Canada ou Australie, 28% de la population totale), les pays dits de « premier asile » comme le Liban ou le Tchad. Dans les démocraties industrielles occidentales la proportion d’immigrés est généralement comprise entre 9 % et 17 % (sources Nations Unies) : Autriche (17 %), Suède (16 %), États-Unis (15 %), Royaume-Uni (13 %), Espagne (13 %), Allemagne (12 %), France (12 %), Pays-Bas (12 %), Belgique (11 %), Italie (10 %). La Suisse, avec 29 % d’immigrés, se situe devant les États-Unis ou la France. Pour l’Europe, en 2020, sur les 447,3 millions d’habitants des 27 pays de l’Union européenne (UE27), 36,6 millions sont étrangers et 54,5 millions sont nés dans un pays étranger, soit respectivement 8,2 % et 12,2 % de la population. La France se situe dans la moyenne européenne. Le Luxembourg compte proportionnellement le plus d’étrangers (47 % de sa population). Toutefois, 81 % d'entre eux sont ressortissants d’un autre pays de l'UE27. Les étrangers représentent moins de 2 % de la population en Roumanie, en Pologne, en Slovaquie et en Bulgarie. Avec 10,4 millions de personnes, l’Allemagne est le pays qui compte le plus grand nombre d’étrangers. Parmi eux, 42 % sont ressortissants d'un autre pays de l'UE27. L'Espagne, la France et l'Italie accueillent un nombre similaire d'étrangers (environ 5 millions) mais ces derniers sont moins souvent ressortissants de l'UE27 (environ 30%).