Les podcasts de L’UniverCité – saison 2013-2014
Un cycle de conférences qui interroge l'histoire de l'immigration et la confronte aux débats de notre temps.
Un cycle de conférences qui interroge l'histoire de l'immigration et la confronte aux débats de notre temps.
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Pendant toute la durée de l'exposition Albums, suivez le récit en 30 planches de la série inédite Paris n'est pas une île déserte de Zeina Abirached sur l'immigration d'une libanaise à Paris.
Les campagnes polonaises ont longtemps secrété une immense misère. Parfois les paysans ne possédaient aucun bien propre et louaient leurs bras chez les grands propriétaires terriens du voisinage. D’autres disposaient d’exploitations minuscules dont ils ne tiraient pas de quoi se nourrir. D’où l’habitude prise d’émigrer, dès le XIXe siècle vers l’Amérique ou l’Allemagne puis, au siècle suivant, vers la France.
Depuis deux siècles, l’immigration en France s’intègre dans un système plus large de circulations à l’échelle du monde. Les cartes en rendent compte de manière incomplète, faute de chiffres précis et homogènes. Elles ne peuvent, par exemple, figurer la complexité des trajectoires migratoires, faites de transits, d’arrêts, de retours. Mais elles brossent les grandes lignes de ces migrations mondialisées. Sur ces cartes, les flèches indiquent la direction des flux, leur épaisseur le nombre de migrants.
En un peu plus d’un siècle, les migrations vers la France ont augmenté et se sont diversifiées. Ces cartes utilisent les recensements menés par les pouvoirs publics, en métropole et dans l’ancien Empire colonial qui permettent, en général, de disposer de données précises et homogènes.