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Y a-t-il de nouvelles formes de migrations ? (logiques collectives)

Plusieurs éléments peuvent être à l’origine de (nouvelles) migrations : les contextes socio-économiques et bien sûr politiques des pays de départ et des pays d’arrivée, les fractures démographiques et économiques entre pays et continents, les écarts entre les niveaux de développement humain (espérance de vie, niveau d’éducation, niveau de vie), la mondialisation qui multiplie échanges et rencontres, bouscule les espaces et les imaginaires, les (re)configurations géopolitiques, régionales, les nouvelles zones de conflits, les bouleversements environnementaux, les changements climatiques ou encore les évolutions des cadres juridiques (législation en matière d’accueil et de séjour, délivrance de visa…), sans oublier la situation et les aspirations individuelles, à commencer par celles des femmes. 

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Y a-t-il de nouvelles formes de migrations (logiques individuelles) ?

De nouvelles formes de migration, à cheval sur plusieurs pays, émergent. Elles sont à l’origine de dynamiques économiques, spatiales et identitaires nouvelles. Comme l’écrit Catherine Wihtol de Wenden ," l'espace de vie et de savoir des migrants se sont étendus et diversifiés. Étant des acteurs planétaires et transnationaux, ils constituent un enrichissement pour les sociétés d'implantation ". L’élargissement des espaces migratoires est aussi un des effets des " mobilités " touristiques. Autre forme de mobilité qui pourrait bousculé les vieux paradigmes des migrations internationales, l’émigré devient aussi un migrant, c’est-à-dire un « acteur », moins soucieux de sédentarité que de mobilité. 

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Qu’est ce qu’un demandeur d’asile ?

Le mot "réfugié" ne doit pas être confondu avec le mot "demandeur d’asile". Un demandeur d’asile est une personne qui dépose une demande d’asile afin de bénéficier du statut de réfugié. Un réfugié a été demandeur d’asile mais tous les demandeurs d’asile ne sont pas reconnus réfugiés.

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Qu’est-ce qu’un réfugié ?

C’est en 1793 que la France révolutionnaire déclare dans sa nouvelle constitution (jamais appliquée) que le peuple français " donne asile aux étrangers bannis de leur patrie pour la cause de la liberté. - Il le refuse aux tyrans ". La Convention de Genève du 28 juillet 1951 définit le réfugié comme étant la personne qui craint " avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques " en cas de retour dans son pays. Un réfugié est donc une personne qui a demandé l’asile dans un pays étranger et qui s’est vu reconnaître la qualité de réfugié. En France, c’est l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) qui instruit les demandes d’asile et reconnait le cas échéant la qualité de réfugié. Une carte de résident portant la mention « réfugié », valable dix ans et renouvelable de plein droit, est alors délivrée. La Convention de Genève prévoyait des réserves temporelles ("les événements survenus avant le 1 er janvier 1951") et spatiales ("en Europe") à son application. Celles-ci ont été levées par le protocole de New York, ratifié par la France en 1971. Jusqu’à cette date, les personnes reconnues réfugiées en France provenaient donc de pays européens. Avec la levée des réserves, les ressortissants d’autres pays ont pu prétendre à la qualité de réfugié. Les réfugiés placés sous la protection de la France ne peuvent retourner dans leur pays. Le statut de réfugié n’est pas permanent. Les réfugiés peuvent :
 a) renoncer à leur qualité s’ils estiment ne plus avoir de craintes dans leur pays et devenir résidents étrangers comme les autres en France ; 
b) se voir retirer le statut au terme d’une procédure de cessation (sans perte du droit de résidence en France) ; 
c) être naturalisés et donc ne plus être étrangers en France.

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Les frontières sont-elles les mêmes pour tous ?

La Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 stipule que "toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien". Pourtant, la mobilité, comme droit universel, n’est pas garantie pour tous. Pour les habitants des pays du Sud, faute de moyens, faute aussi de pouvoir obtenir les visas ou les autorisations nécessaires, les frontières restent fermées. Pour les citoyens des pays développés, la frontière dessine la perspective de voyages, de découvertes, de rencontres ou d’emplois. Et désormais de retraites. Il est plus facile à des touristes occidentaux de partir pour Marrakech, Ouagadougou, Shanghai ou New Delhi que pour des Africains, des Asiatiques ou des Turcs de visiter de la famille, faire du shopping ou du tourisme à Paris ou à Londres.

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Les Français émigrent-ils à l’étranger ?

Les Français aussi émigrent et deviennent des immigrés dans les pays où ils s’installent. Au 1er janvier 2022, selon les registres des consulats et ambassades, les Français « expatriés » étaient 1 614 772. Une baisse de 4,2% par rapport à l’année précédente (1 685 638 inscrits au 1er janvier 2021) et ce pour la quatrième année consécutive, après plusieurs années de hausse de 3 à 4 % en moyenne par an. Les inscriptions sur les registres consulaires étant facultatives, pour le ministère des Affaires étrangères, "l a population totale française à l’étranger est estimée à plus de 2,5 millions  ».

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Des œuvres des collections de la Cité à Marseille

Le musée d’art contemporain de Marseille présente, dans le cadre de Marseille-Provence 2013, l’exposition Le pont , organisée dans ses murs ainsi que dans d’autres lieux de la ville de Marseille, du 25 mai au 20 octobre 2013. À cette occasion, un corpus d’œuvres significatives de la collection d’art contemporain de la Cité est prêté.

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Pour une vie meilleure, photographies de Gérald Bloncourt

L’exposition présente l'immigration portugaise à travers cinquante photographies en noir et blanc de Gérald Bloncourt, prises en France et au Portugal entre 1954 et 1974. Elle est présentée à la Cité du 14 mai au 31 juillet 2013.