Roland Dorcély fait partie de l’avant-garde de la peinture haïtienne des années 1950 et 1960. Ami de Michel Leiris qui l’introduit au monde artistique et intellectuel parisien de l’époque, il a tenté, non sans difficultés, de développer sa carrière de peintre entre l’Europe et les États-Unis.
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Mâkhi Xenakis est dessinatrice, sculptrice et écrivaine et fille du compositeur et architecte Yannis Xenakis. Yannis Xenakis (1922-2001), compositeur, architecte et ingénieur d'origine grecque, réfugié politique en France, a instauré un dialogue entre musique, architecture et mathématiques. Fondateur du courant de la musique stochastique qui fait appel au calcul des probabilités, il a renouvelé l’univers de la musique orchestrale.
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Dans la célèbre scène de Où est la maison de mon ami ? du cinéaste Abbas Kiarostami, le petit Ahmed traverse un village, monte en zig zag une colline pour rendre son cahier à son ami. On entend alors une musique au rythme accrocheur et entraînant : il s’agit de « Rhapsodie Persane » d’André (Aminoullah) Hossein (1905-1983) !
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Paris découvre l’art turc en 1946 grâce à deux expositions qui permirent au public et à la critique de considérer sous un jour nouveau les artistes turcs jusqu’alors méconnus. La première exposition a lieu à l’Unesco et 33 artistes sont présentés dans la section turque. La seconde exposition, Peintures turques d’aujourd’hui. Turquie d’autrefois , organisée par les peintres Zeki Faik İzer et Nurullah Berk, se tient au musée Cernuschi. Parmi les artistes présents dans ces deux expositions, certains deviendront les plus fervents représentants de la Seconde ou Nouvelle École de Paris : Fahrelnissa Zeid, Fikret Moualla, Avni Arbaş, Hakkı Anlı, Néjad Devrim, Selim Turan, etc. À cette École de Paris turque, ajoutons Abidin Dino, Mübin Orhon, Tiraje Dikmen, Remzi Raşa ou encore Albert Bitran.
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Les parcours de François Willi Wendt, Otto Wols, Arnold Daghani et Suzanne Muhr, quatre artistes en exil, actifs en France dans les années 1945-1960, permet de souligner les liens complexes entre la pratique artistique et l’opinion politique, et de mettre au jour les soutiens, financiers notamment, dont ils bénéficient. L’étude comparée des modalités de leur exil en France, à travers leurs dossiers à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, met en lumière le lien rarement évoqué entre les dispositifs de protection internationale et le groupe des artistes.
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Wifredo Lam (1902-1982), peintre cubain, connaît dès les années 1940 une importante reconnaissance internationale. Formé entre La Havane et Madrid, il arrive à Paris en 1938, avant de rentrer à Cuba durant la guerre, pour revenir dans la capitale française dans les années 1950. Lieu de succès, d’espoirs, mais aussi de désillusions, Paris occupe une place singulière dans sa carrière. Figure de la modernité américaine, grand voyageur, artiste nomade par excellence, Lam préfigure l’internationalisation de l’art contemporain dans la seconde moitié du XX e siècle.
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Ateliers, écoles de peinture, galeries et autres cafés où rencontrer le tout-Paris des arts… La ville de Paris fourmille de lieux fréquentés par les artistes étrangers entre l’après-guerre et les années 1970. Repérant leurs lieux d’apprentissage, de travail et de vie, la carte du Paris des 24 artistes de l'exposition Paris et nulle part ailleurs (1945-1972) , offre un autre regard sur la capitale.
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Les artistes américains sont plusieurs centaines à venir tenter leur chance à Paris à partir de la fin des années 1940. Si la Ville lumière, dont le mythe même déclinant demeure actuel, n’est plus l’unique centre de l’art mondial, elle reste une destination de choix et une étape obligée pour découvrir le Vieux continent. Ces artistes trouvent sur place des réseaux de sociabilité et de critique qui servent le développement de leur carrière internationale. Jusqu’aux années 1960, cette bohème américaine va représenter un baromètre de l’attractivité artistique de la ville.