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Revue Mondes & Migrations Article de dossier/point sur

Rencontres à géométrie variable. Les artistes latino-américains à Paris à partir de 1945, au carrefour de l’art concret et de l’art cinétique.

Une nouvelle génération d’artistes sud-américains gagne progressivement Paris au tournant des années 1940-1950. Originaires d’Argentine, d’Uruguay, du Venezuela, du Brésil et de Cuba, ils se réunissent dans des groupes comme les Madís ou Los Disidentes et jettent ensemble les bases d’un nouvel art géométrique. Fondées sur la participation du public et les jeux de perception, leurs oeuvres associant lumière et mouvement se distinguent par leur caractère ludique et participent à l’aventure d’un art cinétique et relationnel.

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Joan Mitchell et Zao Wou-Ki. Une ampoule électrique qui brille en plein jour.

L’un est d’origine chinoise, l’autre américaine. Zao Wou-Ki (1920-2013) et Joan Mitchell (1925-1992) arrivent à Paris dans l’immédiat après-guerre. Outre la proximité de leurs résidences en Île-de-France et l’amitié qui les liera, ces deux artistes peintres et graveurs ont en commun d’avoir développé un langage pictural abstrait aux filiations multiples, qui se joue des catégories.

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Exil et engagement. Petite étude de quatre parcours au sein de l'Internationale situationniste.

Dans les années 1950 : deux Algériens, Mohamed Dahou et Abdelhafid Khatib, un Tunisien, Mustapha Khayati, et un Hongrois, Attila Kotányi, ayant quitté ou fui leur pays, ont rejoint les mouvements de l’avant-garde artistique et politique (l’Internationale lettriste ou l’Internationale situationniste). Participant à ses actions, ils contribuent à l’élaboration d’une pensée théorique et critique dont l’incidence est réelle sur l’histoire des idées et des mentalités. Il s’agit de rendre compte du rôle joué par ces quatre exilés, et notamment de leur apport respectif concernant l’espace urbain qu’ils ont assidûment parcouru et analysé.

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Two Cities, une revue bilingue et sans frontière

Parmi les revues publiées par des Anglophones expatriés en France après 1950, la plus célèbre est certainement Paris Review , éditée à Paris entre 1953 et 1974. Mais l’histoire de Two Cities , un « little magazine » plus confidentiel, renseigne davantage sur la transmission littéraire à travers les langues et les frontières.

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Dans le sillage de Kaloum Tam-Tam

Circulations théâtrales africaines à Paris (1972-1982)

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« Paris est vite devenue une plaque tournante du jazz en Europe ». Entretien avec Ludovic Tournès, historien.

Professeur d’histoire internationale à l’université de Genève depuis 2012, spécialiste d’histoire des relations internationales et d’histoire culturelle, Ludovic Tournès est le lauréat du prix des Rendez-vous de l’histoire de Blois 2021 pour son livre Américanisation. Une histoire mondiale XVIII e -XXI e siècles (Fayard, 2020). Il revient dans son ouvrage New Orleans Sur Seine. Histoire du jazz en France (Fayard, 1999) sur les musiciens de Jazz en France et leur intégration dans les sociabilités entre artistes étrangers à Paris entre 1945 et 1972.

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Paris, capitale anticoloniale ?

Le renouvellement esthétique de la modernité artistique des années 1950-1970 doit beaucoup à une constellation d’artistes plasticiens venus à Paris de pays anciennement colonisés. L’étude de leur circulation et de leur travail dans la capitale, de leurs espaces de formation à l’émergence d’espaces de contestations témoigne de leur volonté de dépasser les stéréotypes coloniaux. Elle révèle également les difficultés de leur réception en France avec la réticence des musées à accueillir leurs œuvres dans leurs collections.

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Artistes étrangers perdus, libres et aimés à Paris, 1944-1968

Serge Guilbaut est le commissaire d’une grande exposition intitulée Paris pese a todo qui s’est tenue du 21 novembre 2018 au 22 avril 2019 au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, à Madrid sur les artistes étrangers à Paris entre 1944 et 1968. L’exposition avait le même sujet que Paris et nulle part ailleurs , mais avec une approche très différente. Conçue chronologiquement, portant sur de nombreuses formes artistiques (jazz, photographie) sans se focaliser uniquement sur quelques artistes, incluant des artistes arrivés avant-guerre comme Picasso, Kandinsky, elle s’attachait à restituer l’effervescence créative dans la capitale après-guerre plus que des trajectoires d’individus. Serge Guilbaut cherchait à comprendre pourquoi l’histoire a retenu certains artistes plutôt que d’autres. Il est par ailleurs l’auteur d’un livre majeur sur l’histoire de l’art du XX e siècle, Comment New York vola l’idée d’art moderne , en 1982, démontrant comment Paris perdit sa suprématie ; qu’il revienne sur cette aventure près de quarante ans plus tard n’est pas anodin. Un catalogue en version espagnole ou anglaise — mais pas française — accompagne l’exposition, que l’on peut retrouver aujourd’hui sur Internet . L'introduction du catalogue de l'exposition Artistes étrangers perdus, libres et aimés à Paris rédigé par Serge Guilbaut, ici traduite, présente la complexité de la scène parisienne. La seconde partie introduit la diversité des textes critiques de l’époque.