Rencontre littéraire
Entretien croisé entre Mohamed Mbougar Sarr et Dinaw Mengestu
Samedi 26 septembre 2026 à 20h

Auteurs de renommée internationale, Mohamed Mbougar Sarr, écrivain sénégalais prix Goncourt 2021, et Dinaw Mengestu, romancier américain né en Éthiopie, se rencontrent pour la première fois au Festival Maillage, pour faire dialoguer leurs œuvres et leurs univers par-delà les frontières, les langues et les mémoires. 

public auditorium

Lucile Casanova © Palais de la Porte Dorée

Invité d’honneur de cette première édition du Festival Maillage, Mohamed Mbougar Sarr rencontre l’écrivain américain d’origine éthiopienne Dinaw Mengestu. Ce dialogue inédit est imaginé en partenariat avec le Festival America, grand rendez-vous des littératures nord-américaines, organisé à Vincennes le même week-end que Maillage. Un pont naturel entre deux manifestations qui partagent une même volonté de faire entendre des voix contemporaines qui traversent les frontières, les langues et les mémoires. L’occasion également pour les deux écrivains de croiser leurs œuvres, qui nous parlent d’exil, de double appartenance et du pouvoir de la littérature pour lutter contre l’oubli, combler les silences et réveiller nos consciences.

Modération : Antonella Francini
Interprétation : Marguerite Capelle 

Mohamed Mbougar Sarr

Portrait de Mohamed Mbougar Sarr

Legende

Mohamed Mbougar Sarr

Credit

© Antoine Tempé

Écrivain sénégalais installé en France, Mohamed Mbougar Sarr est l’auteur de plusieurs romans qui explorent la mémoire coloniale, l’exil, la transmission et les identités africaines contemporaines. Son écriture, souvent saluée pour son souffle, sa densité et sa dimension polyphonique, mêle réflexion politique et puissance romanesque. 

Il se fait connaître avec Terre ceinte (2014, Éditions Présence Africaine), puis remporte le prix littéraire de la Porte Dorée en 2018 pour son roman Silence du chœur, qui raconte l’arrivée de migrants africains dans un village de Sicile. En 2021, il reçoit le prix Goncourt pour La Plus Secrète Mémoire des hommes (Éditions Philippe Rey), roman inspiré de la figure de l’écrivain malien Yambo Ouologuem et réflexion sur la création littéraire, les héritages africains et les fantômes de l’histoire.

Marguerite Capelle 

Marguerite Capelle traduit de l’anglais des auteurs nigérians (Akwaeke Emezi, Chika Unigwe, Chimamanda Adichie), américains (Kathleen Collins, Mary Gaitskill, Melissa Broder, Tadzio Koelb, Kristen Roupenian), canadiens (John Vigna) ou encore anglais (Jonathan Coe). Parmi ses dernières parutions figurent Billy Wilder et moi, roman de Jonathan Coe (Gallimard), Happy Family et Journal d’une femme noire, de Kathleen Collins (éditions du Portrait) ou encore Un bref instant de splendeur, roman d’Ocean Vuong (Gallimard). Marguerite Cappelle est également interprète et accompagne depuis une quinzaine d’année les auteurs anglophones invités en France et en Belgique lors de festivals, rencontres en librairies ou encore à la radio. 

Portrait de Dinaw Mengestu

Dinaw Mengestu

© Anne-Emmanuelle Robicquet

Dinaw Mengestu

Né à Addis-Abeba en 1978, avant d'émigrer aux États-Unis avec sa famille l'année suivante, Dinaw Mengestu est l'auteur des Belles choses que porte le ciel (2007, Prix du Premier Roman étranger, sélectionné par le magazine LIRE parmi les vingt meilleurs livres de l'année) et Ce qu'on peut lire dans l'air (2011, Prix Mahogany). Distingué en 2007 par la National Book Foundation comme l'un des cinq meilleurs jeunes auteurs américains, puis en 2010 par le New Yorker qui le sélectionne parmi les vingt meilleurs écrivains américains de moins de 40 ans, Dinaw Mengestu a été élu en 2012 parmi les lauréats des « genius grants » attribués chaque année par la prestigieuse MacArthur Foundation. 

Dix ans après son précédent livre, il publie en 2026 un roman qui déplace les codes du « roman de l’immigration ». Mamush, fils d’immigrés éthiopiens, découvre par hasard son histoire familiale et un lien inattendu qui va redonner sens à sa vie. Hanté par les questions qu’on lui avait toujours interdit de poser, il parcourt l’Amérique sur les traces de celui qu’il pense être son père, mort subitement. 

Antonella Francini

Portrait d'Antonella Francini

Legende

Antonella Francini

Credit

© Laurent Villeret

Antonella Francini a eu beaucoup de vies : correspondante à Paris pour le New York Times et CNN, puis au Mexique et en Amérique Centrale pour la presse francophone, podcasteuse de récits de l'intime, employée d'une maison d'éditions, journaliste littéraire, modératrice dans des salons du livre, enquêtrice pour une émission de voyage et de cuisine... Mais le fil rouge, ce sont les histoires. Celles qu'on lui raconte et celles qu'elle raconte à son tour.