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Quel est le parcours scolaire des enfants d’immigrés ?

L’enquête TeO1 (en cours d’actualisation) a montré que si 24% des garçons et 23% des filles de la population majoritaire ont obtenu le baccalauréat contre respectivement 20 et 25% pour les descendants d’immigrés, des différences existent entre les élèves originaires d’Algérie (20,5 et 27%), du Maroc ou de la Tunisie (19 et 31%) ou du Portugal (19 et 17%). Plus de 38% des élèves originaires de Turquie et du Portugal ont acquis un diplôme professionnel court (CAP-BEP), contre un quart de la population majoritaire. Le taux d’accès au supérieur est de 25% pour les descendants d’immigrés venus de Turquie, de 43% pour ceux du Portugal, de 44% d’Afrique subsaharienne et de 41 % d’Algérie, contre 53 % pour la population majoritaire. Les élèves originaires d’Asie du Sud-Est et les filles originaires d’Afrique guinéenne ou centrale se distinguent par une proportion importante de diplômés de l’enseignement supérieur. Par ailleurs, le taux des sorties sans diplôme du système éducatif des descendants d’immigrés est de 13% (contre 8% pour la "population majoritaire"), avec d’importantes variation selon l’origine des parents.

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Quel est le poids de l’immigration sur les prestations sociales ?

Il n’est pas rare de présenter les immigrés comme des "profiteurs" qui choisiraient leur pays d'accueil en fonction des bénéfices sociaux escomptés. De ce point de vue, la "générosité" de la France, serait particulièrement attractive. Ainsi en 2018 les dépenses de protection sociale représentaient en France 31% du PIB, devant le Danemark (30,8%) et la Finlande (30,1%), le trio de tête européen. En Allemagne, en Italie ou en Suède cette part représente entre 27 et 30% du PIB, au Royaume Uni ou en Espagne la part de la protection sociale se situe entre 23 et 27%. Alors qu’en 2017 la moyenne européenne est de 27%, elle est de 19% du PIB aux USA et de 18% au Canada. Comment expliquer alors que les migrants se dirigent, plus massivement, vers des pays comme les USA, l’Allemagne, la Grande-Bretagne ou le Canada dont les systèmes de protection sociale sont bien moins… "séduisants" ? (Eurostat, Sespros ; OCDE)

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Comment expliquer le surchômage des étrangers ?

Plus d’une personne active sur dix est immigrée, soit 3 173 900 immigrés actifs sur 29 345 800 personnes actives en 2020 (en activité, en emploi ou au chômage). Le taux de chômage pour l’ensemble de la population active s’élève à 8%, il s’élève à 12,9% pour l’ensemble des immigrés, mais se répartie différemment en fonction de l’origine : immigrés UE (6 %), immigré hors UE (15,1%), étrangers hors UE (18,4%) (Insee, Enquêtes emploi 2020). Pour interpréter ce surchômage, plusieurs explications et hypothèses sont avancées qui font la part entre les discriminations, la prise en compte des niveaux d’instruction et de formation, les défauts d’intégration, les emplois fermés aux étrangers, etc.…

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Quels sont les métiers interdits aux étrangers ?

5,4 millions d’emplois dans les secteurs public et privé demeurent fermés aux étrangers non ressortissants de l’Union européenne, soit plus de 20 % des emplois en France. Pour l’essentiel (4,3 millions), il s’agit de postes de la fonction publique, mais plus d’un million d’emplois du secteur privé sont aussi difficilement accessibles aux étrangers, du fait des conditions de diplôme requises ou d’une procédure d’autorisation préalable pour exercer ces métiers.

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Quel est l’effet de l’immigration sur le marché du travail ?

La thèse selon laquelle les immigrés " prennent le travail des Français " s’illustre dans un vieux slogan d’extrême droite pour qui " tant de chômeurs en France = tant d’immigrés en trop ". Cette pensée mécaniste court encore les représentations, à l’image de ce commentaire du 16 octobre 2021 (lepoint.fr) : «   Avec 3 millions de chômeurs, la France n'a évidemment pas besoin des immigrés. Ils seraient plus utiles dans leur pays, à travailler pour le développer  ». Ce cliché fait du marché du travail une combinaison d’additions et de soustractions, un jeu liquide de vases communicants. «  Réduisons le niveau de l’offre de travail et le volume des chômeurs baissera automatiquement !  » Ici, l’immigration tient le rôle d’une variable d’ajustement. Demain - pourquoi pas ? – ce pourraient être les femmes ou les préretraités. La logique – ou l’idéologie – productrice de boucs émissaires ne manque pas d’imagination pour désigner des coupables.    Comment dès lors expliquer que des secteurs économiques - nettoyage, bâtiment, métallurgie, artisanat, commerce de proximité, aide à la personne... - ont besoin d’une main d’œuvre étrangère, et ce même en période de chômage ? De ces emplois, peu qualifiés, mal rémunérés et pénibles, les « natifs » se détournent  (Rapport de la Dares, 2021). Travailleurs immigrés et natifs ne sont pas nécessairement substituables. Ils n’entrent pas en concurrence pour les mêmes postes. Mieux : en faisant baisser les tensions sur le marché du travail, les travailleurs immigrés contribuent à satisfaire les besoins économiques du pays.

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Qu’est-ce que le codéveloppement ?

Aujourd’hui, entamer une recherche sur le codeveloppement aboutit via les moteurs de recherches à des infos sur le codeveloppement… managérial ou professionnel. Exit la question des rapports pays développés/pays en voie de développement. C’est dire le succès et les réussites d’une politique inaugurée au début des années 80. Le codéveloppement ambitionnait de renégocier avec certains partenaires africains une plus juste redistribution de la richesse mondiale et de combler l’écart entre le Nord et le Sud. Cette "utopie généreuse" (Christophe Daum) ne dura qu’un temps. Dix ans plus tard, il s’agissait de permettre à des immigrés de rentrer à la maison, en l’occurrence du côté du fleuve Sénégal, et de les aider à monter leur petite entreprise. En 1998, Jean-Pierre Chevènement en définie les grandes lignes : valoriser les capacités intellectuelles et financières de migrants pour les mettre au service des pays d’origine. Dans les faits, la politique de codéveloppement rappellait l’aide au retour, inaugurée en… 1977 par Lionel Stoléru et son célèbre million.

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Comment évaluer l’immigration légale en France ?

Pour évaluer l’immigration légale en France, il faut progresser dans le maquis des sources fournies par l’OFII (à partir des visites médicales), le ministère de l’Intérieur (titres de séjours), les calculs de l’INED ou de l’INSEE et des définitions nombreuses qui distinguent les migrants "permanents" des "temporaires", les étudiants étrangers des autres migrants, les étrangers originaires de l’UE des étrangers issus des pays tiers, les types de visas attribués… Les données changent selon les méthodes et les critères retenus.

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Qu’est ce que l’immigration choisie ?

Choisir "ses" immigrés pour le pays d’accueil consiste à privilégier les travailleurs, qualifiés et ceux susceptibles d’être les plus utiles à l’économie nationale. L’immigration "choisie" est opposée à une immigration "subie" ou, pour reprendre le mot des associations opposées à cette politique, à une immigration "jetable". Cette dernière est constituée d’hommes et de femmes qui entrent en France pour des raisons familiales ou comme demandeurs d’asile, celles et ceux qui seraient soupçonnés de bénéficier du système social ou qui ne représenteraient pas ou peu d’intérêt économique et professionnel.